Présentation des activités de l’Association D’Assistance Pour les Maladies Infectieuses / Burkina Faso ‘’ A.D.A.P.M.I / B.F’’
Projet ADAPMI 2008 – 2010
Volet du Projet VIH – Prise en charge
Conseil avant et après le test VIH
Certains clients sont adressés par les animateurs lors des sorties terrain, pour faire un test VIH au centre de l’association, au Centre Médical avec antenne Chirurgicale (CMA) de Pissy ou dans une association partenaire ; d’autres se présentent simplement et demandent à se faire tester. Dans les deux cas, le conseil est dispensé au centre ADAPMI et dans les centres partenaires, à la fois avant et après le test. L’infirmier qui fourni les soins à domicile fournit les services suivants, les trois premiers valant pour tous les clients :
- présentation des personnes vivant avec le VIH aux conseillers ;
- conseil permanent sur la façon de vivre de façon constructive avec le VIH ;
- Fournir des médicaments pour le traitement des infections opportunistes et des IST, le cas échéant ;
- Préparation des personnes vivant avec le VIH aux visites à domicile et thérapie de groupe ; et
- Préparation des membres de la famille et des amis au rôle de dispensateurs de soins.
Si certaines caractéristiques du conseil sont générales, certains types de clients sont gérés d’une façon spéciale, en fonction de leurs besoins particuliers :
- Les enfants susceptibles d’avoir contracté le VIH ne sont pas testés avant l’âge de deux ans. On surveille leur croissance, et on apprend aux mamans à maintenir leurs enfants en bonne santé. On les informe notamment sur les infections opportunistes et on leur explique pourquoi il est important de faire soigner immédiatement leurs enfants s’ils tombent malades.
- Aux personnes âgées qui prennent en charge les orphelins, on offre le conseil/appui ainsi qu’un soutien matériel limité (vêtements d’occasion et nourriture – maïs, haricots, farine de blé, sucre et huiles)
Les visites à domicile
Les personnes vivant avec le VIH reçoivent la visite du conseiller Cette visite sert à présenter le conseiller à la famille de ces patients et créer les premiers liens de confiance avec eux. Là encore, les visites à domicile englobent certains services types :
- évaluation des conditions de vie au foyer et des besoins de la famille ;
- évaluation de l’état physique, moral et psychologique des personnes vivant avec le VIH ;
- conseil/appui aux personnes vivant avec le VIH ainsi qu’aux membres de la famille ;
- apport de médicaments curatifs simples ; et
- programmation de la prochaine visite.
Diverses questions sont abordées lors de la visite à domicile. Toutes les informations qui sont communiquées sont tenues confidentielles. Des notes et d’autres renseignements sont à la dispositions de tous les conseillers et infirmiers/médecin associés au projet, mais personnes d’autres n’y a accès.
Séances de groupes de parole
Les séances de groupes de parole pour les personnes vivant avec le VIH constituent un moyen important d’aider les gens à supporter leur maladie. Ces séances servent notamment à :
- échanger des données d’expériences, négatives et positives ;
- inciter les personnes vivant avec le VIH à exprimer leurs sentiments et leur apprendre à les gérer ;
- aider les personnes vivant avec le VIH à découvrir leurs propres points forts et talents ; et
- étudier les possibilités de création d’activités génératrices de revenus.
Les séances de groupes de parole servent également à identifier les besoins sur les moyens de préserver sa santé, et en éduction continue pour aider à l’épanouissement personnel.
Education communautaire
Le projet s’efforce de transmettre aux membres de la communauté des connaissances de base en matière de VIH/SIDA/IST, et d’inciter la communauté à prendre en charge les personnes vivant avec le VIH et les orphelins. A cette fin des conseillers se rendent fréquemment dans les écoles, les hôpitaux, les lieux de travail, églises et les rassemblements publics, pour inculquer un enseignement en matière de VIH/SIDA/IST. L’information est transmise de diverses façons, compte tenu de l’auditoire : séminaires et ateliers.
Les visites d’éducation pour la santé ont également pour finalité le changement de comportement au sein d’auditoire spécifiques : professeurs, associations de jeunes, écoles primaires et secondaires, accoucheuses traditionnelles, professionnel (le) s du sexe et employés d’hôtel, de bar et de chambre de passe. Il s’agit d’un travail de longue haleine, car la stigmatisation associée à cette maladie perdure ainsi qu’une certaine crainte vis-à-vis des programmes et du personnel travaillant dans le domaine de la prévention du VIH/SIDA.
Le recrutement de personnes vivant avec le VIH en qualité de bénévoles
Le recrutement de bénévoles parmi les personnes avec le VIH est un fait récent et constitue une étape importante du programme. Il représente un moyen efficace d’éduquer la communauté en général, car le déni et la stigmatisation sont encore vivaces au Burkina Faso. A ce jour une personne vivant avec le VIH, assistée d’une conseillère, se rendent dans les lieux éloignées de l’endroit où elles habitent, pour parler – à titre éducatif – de leur séropositivité et de leur expérience.
Le conseil de groupe vient en appui de cette activité ; en plus d’aider les personnes vivant avec le VIH à supporter leur maladie, il les amène à se rendre compte que leur aide est nécessaire pour éduquer la communauté. On espère que cette activité va s’étendre et se développer dans un avenir proche.
Les services pour les personnes souffrants de MST
Le programme offre des traitements et les conseils aux personnes souffrantes d’une maladie sexuellement transmissible (MST). Ce service est très important dans notre zone, où l’incidence des MST est élevée.
Inciter à se lancer dans une activité économique
On aide certaines personnes vivant avec le VIH à découvrir leurs talents et leurs compétences, en vue de monter une petite entreprise. On leur apprend à fabriquer du savon liquide. On leur inculque un savoir-faire en matière de commercialisation et de vente, de comptabilité, d’inventaire et de contact avec les clients.
Cette activités est assurées par notre trésorier qui est gestionnaire de profession et un sociologue de l’association.
Fourniture de médicaments curatifs simples
On procure aux personnes vivant avec le VIH des médicaments curatifs, notamment contre le paludisme, la diarrhée et les infections fongiques ainsi que les antibiotiques.
Soutien de base aux clients indigents
Les clients très pauvres reçoivent souvent des vivres ou sont orienter vers des structures partenaires soutenues par le PAM . L’aide nécessaire est évaluée au cas par cas, afin de ne pas encourager la dépendance.
Formation et appui offert au personnel
Le personnel du projet est entièrement composé d’infirmiers (2), de conseillers communautaires (4), d’animateurs (4), d’un médecin (1), d’auxiliaires en pharmacie (2) , de sociologues (2), de nutritionniste (1). Tous sont membres de l’association et reçoivent des formations continues en matière de conseil et sur des sujets tels que l’épanouissement personnel, l’éducation au service de la vie, et le changement de comportement.
Confidentialité
Confidentialité est un maître mot pour le programme ; sans confidentialité, pas de confiance entre conseiller et personne vivant avec le VIH, et entre personnes vivant avec le VIH. La confidentialité fait déjà partie du code de la déontologie instauré au sein du centre pour tous les agents, la personne vivant avec le VIH est informée de l’importance qui lui est accordée.
D’un côté, la franchise entre personnes vivant avec le VIH est essentielle pour les groupes de paroles et des clubs d’observances, puisque c’est à cette occasion qu’ils parlent de leur propre cas à chaque séance, ce qui est déterminant pour l’acceptation de leur état. Cela fait partie de l’éducation qui leur est inculquée afin qu’elles reconnaissent et acceptent les sentiments qui les animent.
Partenariats et collaborations
Le programme collabore de façon suivie avec des partenaires suivants :
Financiers et techniques
PAMAC : Programme d’Appui au Monde Associatif et Communautaire ( appui technique, financier et institutionnel pour les activités de visites à domicile (VAD), visites à l’hôpital (VAH), les groupes de parole (GP), les clubs d’observances (CO)) -
de 2006 à nos jours.
S
P/CNLS : Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et les IST (appui financier pour les activités de prévention : causerie débats, projections de films, théâtres forums en 2006)
Techniques
Ministère de la santé (appui technique)
Ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale (appui technique)
Ministère de la jeunesse et de l’emploi (appui technique pour les formations)
District sanitaire de Boulmiougou (Référence des clients pour les examens de laboratoire ‘’CD4’’, les testes de sérologies, les soins etc.…)
Collaboration
Mairie de l’arrondissement de Boulmiougou
Association Dunia Solidarité +
Association Vie Positive
[b]Réseaux
[/b]BURCASO (Le Conseil Burkinabè des organisations de lutte contre les IST/VIH-Sida)
CORAB
Structure relais
SOS SIDA - AAS
Réseau de suivi évaluation
REGIPIV